« Jazz à Carthage » fait de la résistance face au terrorisme

« Jazz à Carthage » fait de la résistance face au terrorisme

Le groupe Akua Naru en concert au festival Jazz à Carthage, Tunis, avril 2015.
Crédits : Andrea Rotili

Le rideau va tomber dimanche 19 avril sur la dixième édition du festival Jazz à Carthage. Pendant près de dix jours, une vingtaine d’artistes de renommée internationale ont animé la programmation. Parmi eux, le guitariste américain Lucky Peterson et la Franco-Camerounaise Irma.

Pourtant, ce rendez-vous musical a failli être annulé. Après l’attaque du musée du Bardo ayant causé la mort de 21 touristes le 18 mars 2015, certains ont hésité à faire le déplacement. Cinq têtes d’affiche ont annulé leur participation. Jon Cleary, Stanley Clarke, Georgy Porter, John Scofield et Joshua Redman ont préféré éviter la capitale tunisienne par crainte de nouveaux attentats. Résultat : deux soirées rayées de la programmation.

En janvier, John Scofield et Jon Cleary avaient maintenu leurs concerts à Paris au lendemain de l’attaque de Charlie Hebdo. Mais ces deux artistes ont préféré prendre plus de précautions après l’attentat à Tunis. « Deux poids, deux mesures », a dénoncé l’équipe du festival sur Twitter.

Si l’événement a pu se tenir, c’est grâce à la détermination des organisateurs. « Jusqu’à la denière minute, nous étions confrontés au risque de nouvelles annulations alors que les frais étaient engagés à 90 % », explique Mourad, l’un des responsables de Jazz à Carthage.

Ainsi, remplir la salle pour le concert d’ouverture le 10 avril n’était pas gagné d’avance. Pourtant 1 500 personnes sont venues écouter ce soir-là la chanteuse Irma ainsi que le saxophoniste franco-tunisien Yacine Boulares. Pour ce dernier qui a fait le déplacement depuis New York où il est installé, il était impossible de manquer le rendez-vous. « Il faut montrer que l’on vit, qu’on est fort et qu’on résiste. Que ce soit avec la guerre, le terrorisme ou sous les bombes. La musique et l’art sont une forme de résistance », souligne-t-il.

Dans le public, Chiheb affirme qu’il « aurait vraiment été déçu si le festival avait été annulé ». « Assister à ce festival, c’est aussi l’occasion de montrer que nous n’avons pas peur du terrorisme et que la vie continue », ajoute Nadia, une autre spectatrice.

Source: « Jazz à Carthage » fait de la résistance face au terrorisme

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